Inauguration école Simone Veil : témoignage de Daniel Spagnou, maire de Sisteron

Au salon des maires, dont je parlerai dans un prochain article, nous avons eu le plaisir de revoir Daniel Spagnou. Je partage son témoignage autour du médaillon de Simone Veil que nous avons réalisé pour une école de sa ville.

Christophe Castaner et Daniel Spagnou

Nous avons choisi de baptiser notre école primaire Simone Veil, en hommage à cette grande dame qui a fait notre Histoire.
Nous avons fait appel à Gérard Lartigue pour créer un médaillon qui serait installé sur la façade de l’école. Destiné à être vu d’en bas, il a été réalisé en tenant compte de la hauteur du regard. Le travail a été rapidement effectué et l’œuvre livrée soigneusement emballée. 
Le médaillon a été très apprécié lors de l’inauguration. Ce bas-reliefapporte vie et beauté à l’école. Une trace artistique reste là pour les générations futures.
Surtout, l’artiste a su retranscrire la personnalité préférée des Français à la tenue impeccable et au regard éblouissant. Christophe Castaner, présent pour l’inauguration (alors Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement), a fait part de son appréciation de l’œuvre.
Cette œuvre d’art exprime ce que fut Simone Veil, à savoir dignité, droiture et courage, c’est-à-dire le meilleur de la France.
Nous avons apprécié l’excellent travail fourni par Gérard Lartigue, et sommes satisfaits d’avoir placé en lui notre confiance. 

Article mis en avant

Pétition de Rémy Aron : « Exigeons le respect de la diversité artistique ! Stop au dirigisme d’État ! »

La Maison des Artistes a pris l’excellente initiative de pousser les artistes à s’exprimer sur le sujet de l’art contemporain et sur le rôle de l’État dans le soutien de l’art en général (depuis des décennies, seul l’art conceptuel est financièrement aidé par l’État).

Il ne s’agit pas de contester les artistes choisis par l’Etat, mais on peut contester la nature de « l’art contemporain » : il ne fait pas partie des arts plastiques ! C’est un art qui est en relation avec l’art de scène, avec l’art vivant, avec l’art théâtral.  Il s’agit d’une expérience vécue et non d’un objet artistique ! C’est le centre du problème. Il n’y a pas d’objet (peinture, sculpture, dessin, gravure, etc.) à acquérir. « Questionner » le public avec un tas de chaussures, ou de chaises, ou de briques ou de terre… pourquoi pas ? On trouve parfois des concepts intéressants dans « l’art contemporain », mais que l’Etat subventionne le concept en question comme s’il s’agissait d’un objet est absurde ! 

Les citoyens commencent à comprendre que nos impôts servent à payer des concepts, souvent ridicules ou d’une banalité extrême, présentés comme de l’art contemporain. Les idées, c’est bien, et même nécessaire, mais  elles doivent se matérialiser dans un livre, comme les écrivains le savent. Une pièce de théâtre traverse les siècles, entre les feuilles d’un livre. Autrement, c’est de l’air. L’Etat est en train d’accumuler de l’air, avec nos impôts. 

C’est pour cela que je suis d’accord avec cette pétition lancée par Rémy Aron. L’Etat doit donner toute leur place aux arts visuels. Pour signer la pétition, cliquer sur ce lien :

https://www.change.org/p/exigeons-le-respect-de-la-diversit%C3%A9-artistique-stop-au-dirigisme-d-%C3%A9tat

Gérard Lartigue

Livraison de « Lignes perpendiculaires », un torse en marbre

C’est toujours avec une certaine angoisse que nous livrons une sculpture qui nous est chère. La taille directe implique une pièce unique, irremplaçable. Chaque coup de ciseaux, chaque trace de gradine, reste « gravé dans le marbre ». Quand un collectionneur acquiert la sculpture, nous avons besoin d’avoir la certitude que le nouveau foyer l’accueille complètement, de tout cœur. C’était le cas cette fois. Un cadeau spécial d’une mère à sa fille pour ses trente ans. La réaction de celle-ci ne laissait pas de doute : elle a passé ses mains sur la surface du torse et d’une voix presque inaudible, comme si elle se parlait à elle-même, elle a lâché une phrase simple, mais tellement réconfortante : « Elle est magnifique. »

C’était à Paris, pas loin des manifestations près de la station Charle-de-Gaulle-Étoile. Dans une famille où l’art est dans chaque coin de la maison. L’arrière-grand-père était déjà un sculpteur célèbre dont nous avons eu l’honneur de voir quelques œuvres. Magnifiques. En marbre de Carrare. Dans la dimension temporelle du marbre, comme je l’ai déjà écrit dans un autre article, ma sculpture n’est pas forcément plus récente : le morceau de marbre de Saint-Béat peut avoir quelques millions de plus ou de moins que le morceau de marbre de Carrare…

Simone Veil, un être humain qui nous a ouvert des chemins longtemps bloqués par une mentalité qui avait du mal à évoluer. Elle a réussi à changer la loi, en faisant appel à l’intelligence et à la bonne foi de nos représentants, dont elle faisait partie.

Taille directe en pierre.

Chien en Bronze – le revenant

C’était un beau Braque hongrois, à l’air gentil. Madame N. nous avait parlé, quand elle était venue à l’atelier, de ses deux chiens, dont l’un était mort prématurément. Nous avions conclu que pour le portrait il s’agissait de celui qui était déjà dans le ciel des Braques.
Les photos de l’étape argile que nous avons envoyées, juste avant de le faire couler en bronze, ont été validées. Mme N. avait même exprimé de l’admiration pour le travail réalisé. 
Nous l’avons livré ce matin. La nouvelle propriétaire est venue le chercher accompagnée du… du modèle ! Bien vivant et en pleine santé ! C’était un choc pour moi de voir arriver le modèle après des semaines à l’imaginer statique sous terre. 
L’expression d’un animal, est plus difficile à percevoir : nous sommes habitués à décoder celle de notre espèce, mais nous ne captons pas en général toutes les subtilités des mouvement internes des animaux dont nous partageons la vie. Chez Fender, j’ai trouvé un regard légèrement inquiet, malgré sa douceur et son intensité.

Pour regarder la vidéo du processus de réalisation, cliquez sur ce lien.

Vernissage de l’Envol des Pionniers (Aéropostale)

Aujourd’hui c’est le vernissage de l’Envol des Pionniers de l’Aéropostale, un moment que nous attendons depuis deux ans. Les bustes sont installés. Le regard de ces hommes qui ont risqué leur vie pour faire voyager les mots se pose sur les murs refaits à neuf de leur ancien aérodrome, celui où ils ont commencé l’une des plus grandes aventures humaines : voler.

Ils attendent le public. Aujourd’hui leurs descendants seront présents. Il y aura les associations qui s’occupent de garder leur mémoire vivante, les élus de Toulouse et d’Occitanie, la presse… beaucoup de monde, sauf le public en général. Le public viendra après. Mais les bustes ne seront plus exposés. D’où notre silence : nous n’avons pas lancé d’invitation générale, car nous savions que les bustes seraient enlevés lors de l’ouverture au public. La raison invoquée par les organisateurs : la sécurité des œuvres. Je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui se passerait si tous les musées de France suivaient ce raisonnement : personne n’aurait le droit d’admirer aucune œuvre d’art. Le public a le droit, au contraire, de s’approcher des sculptures et des tableaux, dont la valeur peut atteindre des centaines de milliers d’euros. Et cela, sans barrières ni protections d’aucune sorte. Oui, le danger d’un accident ou d’un vol existe, mais il est relativement insignifiant. La preuve en est que nos musées comptent des millions de visiteurs par an et que les incidents sont très peu nombreux. 

Bref, notre exposition de bustes n’est pas ouverte au public. C’est ce qui explique notre faible « publicité »  autour de cet événement. Nous avons réussi à exposer onze bustes de ces héros qui ont changé l’Histoire : Latécoère, Massimi, Daurat, Deley, Vanier, Vachet, Rozès, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry, Bouilloux-Lafont. L’année prochaine ils seront installés de façon définitive dans une partie du musée encore en construction. Nous espérons qu’ils seront alors accessibles pour tous. 

Nous sommes fiers d’avoir eu l’occasion de contribuer à préserver leur mémoire en donnant un visage, ou plutôt, des visages, à cette aventure technologique, sociale, littéraire, philosophique, politique, magique… 

Dessin du Monument aux morts à Muret

Ce dimanche nous nous sommes levés avant 7 heures. Comme d’habitude. Nous démarrons la journée à la Place de la Paix, sur une terrasse de café, mon crayon électronique à la main. La Poétesse lit. Les habitués commencent à arriver malgré le ciel gris et l’obscurité pas encore dissipée. Isis dort à nos pieds. Je dessine en écoutant les discussions autour de nous. On a l’impression que les cafés reprennent vie depuis quelque temps.

Une journée de poussière de marbre m’attend. Je travaille sur un bloc de 450 kilos. 

La sculpture que je dessine a été réalisée par Jacques Labatut en 1921 pour commémorer l’Armistice du 11 novembre 1918. Une femme du peuple (une paysanne de l’époque) représente la France. Elle tient dans sa main un rameau d’olivier, symbole de la paix.

Aujourd’hui elle tiendrait à la place, peut-être, un smartphone, symbole du lien engendré par les réseaux sociaux. 

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