Claude Nougaro trouve un foyer

En 2013 j’ai réalisé le buste de Claude Nougaro avec l’idée de représenter un personnage central de la vie culturelle de Toulouse. Cinq ans plus tard, nous avons été invités par Gladys Cazalot à la soirée de gala organisée par les Amis artistes de l’Oncopole, association qui récolte des fonds pour les familles des personnes malades de cancer et pour les soins de bien-être pour les malades (pour lire l’article sur l’exposition organisée par cette association, cliquez ici). Une vente aux enchères des œuvres reçues en donation allait avoir lieu. Le buste de Claude Nougaro en faisait partie.

Nous ne savions pas que les spectacle principaux de la soirée étaient un groupe de jazz, le Toubib Jazz Band, et une imitation de Nougaro par le chanteur du groupe Nous c’est Nougaro, Eric Alias, artiste multifacette, qui a eu la gentillesse de diriger l’attention du public vers le buste. Il a chanté Toulouse spécialement pour insuffler un peu d’énergie à la vente aux enchères. Il a réussi à réveiller le public, qui entre deux mets délicieux commençait à perdre allure (nous inclus).

La tension est toujours intense. Pour les artistes présents, c’est toujours angoissant, car leur but n’est pas de s’enrichir (la totalité de la vente est pour l’association), mais de contribuer à la cause, même de façon modeste. L’artiste aimerait en général voir son œuvre s’élever à des enchères mirobolantes, mais se contente d’une participation symbolique. Quand il n’y a pas d’acquéreur, c’est frustrant.

Heureusement pour le buste de Nougaro, les enchères sont montées plusieurs fois, ce qui nous a réjouis pour l’association. Nous remercions Eric Alias pour sa participation spontanée dans la présentation de l’œuvre, de même que Jean Luc Negro, artiste visuel qui a fait donation d’une sculpture en acier de Jacques Brel (les deux sculptures offertes à l’association célébraient des chanteurs sans qu’il y ait eu concertation). Jean Luc a aussi attiré l’attention du public sur mon travail, attitude généreuse entre artistes (plutôt rare).

Et bien sûr, merci à l’acheteur, qui en donnant un nouveau foyer à ce buste a aidé l’association, dont la présidente, Yanne Rebeschini, fait un travail important depuis trois ans.

 

claude nougaro - buste par Lartigue

Les pionniers de l’Aéropostale : Vernissage à Toulouse le 28 septembre

vernissage aéropostale Toulouse - Lartiguevernissage Toulouse expo aéropostale - Lartigue 1À l’hôtel Le Grand Balcon – Exposition de sculpture

C’est la rentrée. Après un été riche en couleurs, contrastes, changements dans l’atelier, découvertes artistiques, échanges avec des proches, lectures, réalisation de sculptures en terre, pierre et marbre, création de projets, mais aussi ponctué de quelques problèmes de santé, le rythme intense d’activités reprend. Pour les problèmes de santé, il a été nécessaire de passer par des craquements, torsions et piqures d’aiguilles délivrés par des ostéopathes, des étiopathes et des acupuncteurs pour retrouver des neurones moins rebelles. Les migraines diminuent.

Je reprends ce blog.

EXPOSITION : Les pionniers de l’Aéropostale

Les bustes de sept héros de l’Aéropostale et d’une aviatrice sont exposés à l’Hôtel du Grand Balcon, à Toulouse (à côté du Capitole, 8-10 rue Romiguières) jusqu’au 30 septembre. (Exposition prolongée jusqu’au 12 octobre).

Ceux qui connaissent l’histoire des pionniers de l’Aéropostale savent que parmi d’autres, Saint-Exupéry et Jean Mermoz séjournaient dans cet hôtel au début du siècle dernier. On peut encore aujourd’hui passer une nuit dans la chambre que l’écrivain du Petit Prince, de Vol de Nuit et de Terre des Hommes occupait.

Guillaumet est resté célèbre pour son aventure dans les Andes, où il a réussi à survivre après cinq jours de marche dans la neige suite à la panne de son avion dans la cordillère : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait », a-t-il dit à Saint-Exupéry lorsqu’on l’a retrouvé.

Didier Daurat, leur chef, figure marquante de l’Aéropostale, s’occupait d’embaucher, d’encourager, de former les aviateurs.Expo au Grand Hôtel - Toulouse - Capitole 5

La mort de Saint-Exupéry me semble une tragédie grecque. En 1998 on retrouve la gourmette de « Saint-Ex » dans les filets d’un pêcheur, et trois ans plus tard on remonte les morceaux de l’épave. Le pilote de chasse de la Luftwaffe qui a tiré sur l’avion d’observation Lightning P-38 le 31 juillet 1944 ne savait pas qu’il était en train d’abattre l’écrivain Saint-Exupéry, qu’il admirait depuis sa jeunesse et dont les récits ont suscité sa vocation de pilote. Les livres de Saint-Exupéry ont donc créé le « personnage » qui allait lui donner la mort. La mort s’infiltre dans son destin à partir de ses propres textes. Le pilote allemand a appris il y a une quinzaine d’années, à l’âge de 88 ans, l’identité du pilote qu’il avait abattu lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

En réalisant ces bustes, j’ai appris à admirer le sens du devoir que ces aviateurs possédaient. Ils avaient compris l’importance de faire ce que l’on doit faire dans la vie (action qui est peut-être l’essence même de la liberté). Ils devaient faire parvenir le courrier d’un point de la Terre à un autre. C’est tout. Et ils étaient prêts à donner leur vie pour accomplir leur mission. Leur travail était plus qu’une passion.

Aujourd’hui, on a la possibilité d’envoyer simplement un sms pour communiquer, les satellites s’occuperont du transport (c’est le même effort technologique pour envoyer un message à la personne d’en face, quand on ne veut pas se lever pour lui dire quelque chose, que pour l’envoyer à quelqu’un à l’autre bout de la planète). À l’époque il fallait compter sur ces aventuriers courageux pour faire arriver nos mots d’un continent à un autre. Ils l’ont souvent payé de leur vie. Mais les mots voyageaient.

Nous remercions le directeur de l’hôtel, Monsieur Okda, qui accueille les œuvres au bar du rez-de-chaussée, près des immenses photos des aviateurs.

Un vernissage aura lieu le jeudi 28 septembre. J’en reparlerai en temps voulu.

Le site de l’hôtel : http://grandbalconhotel.com/fr/

 

 

Hôtel Le Grand Balcon

Exposition à Toulouse

 

 

Le Marathon des mots, qui met cette année à l’honneur des artistes et écrivains du Golfe du Mexique et des Caraïbes, nous a incités à réaliser une exposition des bustes d’Octavio Paz (j’ai écrit un article qu’on peut lire en cliquant ici)  et de Carlos Fuentes, écrivain et essayiste dont le roman La Plus Limpide Région m’a marqué par sa vision critique et incisive de la société mexicaine. Il a fondé la Revue mexicaine de littérature en 1955, avec la collaboration d’Octavio Paz.

Quand j’avais réalisé le buste de Fuentes, mon intention était de lui faire parvenir une image de son portrait en terre cuite, mais le jour de la cuisson, pendant que le buste était dans le four, l’écrivain est décédé (2012). Cette « coïncidence » m’avait bien frappé. Je suggère la lecture d’une nouvelle que j’ai lue plusieurs fois et qui me semble représentative d’un univers parallèle, dit « magique » souvent présent dans la littérature de l’Amérique Latine: Aura.

 

 

 

Notre chienne nous a accompagnés à l’installation des deux bustes à Toulouse :

 

 

Nous tenons à remercier Christian Thorel, directeur de la librairie, ainsi qu’Hélène Cardona, pour l’accueil toujours enthousiaste qu’ils réservent à nos bustes d’écrivains.

Les deux bustes sont exposés dans la partie d’Ombres Blanches consacrée aux débats, rue Mirepoix.

Deux dimensions

Journée longue et intense. Des moments mémorables, bien enrichissants. D’abord à la fonderie, où j’ai pu discuter « sculpture » avec un autre sculpteur avec qui je m’entends très bien, et qui m’apporte de bons conseils, et avec un autre artiste dans l’âme. Je parle rarement sans filtres, sans barrières pour protéger ma créativité, avec une certaine passion… j’ai pu le faire ce matin. Et j’ai reçu des compliments inattendus et touchants à propos de mon oeuvre. Le cadre, les personnes présentes, tout permettait de se sentir dans son élément. Discuter autour d’un morceau de boue, comme si c’était le centre de l’existence, c’est fort ! Un tas de terre. Belle matinée.

Il a fallu courir pour rentrer et préparer les deux bustes que nous allions exposer à Ombres Blanches, à Toulouse. Tout s’est bien passé. Nous nous sommes garés juste devant l’entrée de la salle d’expositions. Mais la présentation du livre de Marie NDiaye et de celui de son compagnon a été annulée. Le train qui les amenait à Toulouse s’est arrêté à Bordeaux. Un suicide sur les voies ferrées a empêché que ces deux auteurs qui venaient d’Allemagne (où ils habitent) arrivent. On se sent toujours coupable de regretter une annulation de ce style quand la raison est une vie qui s’éteint. Deux dimensions bien séparées.

Nous nous sommes mis à lire et à dessiner dans le café d’Ombres Blanches après avoir installé les bustes de Marie NDiaye (qui viendra alors en janvier) et de Malraux. Ils resteront exposés jusqu’à janvier.

Le dessin de ce soir :

dessin-ombres-blanches-gerard-lartigueo

Cours de sculpture près de Toulouse

ArtStage.fr Cours et stages d'art

Il y a une place libre dans le créneau du samedi matin à l’atelier La Forge dans l’ancienne briqueterie de Muret (31600).

sculpteur-lartigue-et-buste-rr1Les deux autres créneaux sont complets.

Renseignements : cliquez sur l’image « Cours et Stages ».

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