Un monument en bronze pour la Belgique

Hier c’était une journée spéciale. Un projet commencé il y a plus d’un an est en train de se concrétiser : la sculpture en bronze est coulée, ciselée et patinée, prête à partir pour la Belgique. L’équipe de la Fonderie de Bronze Lauragaise dirigée par Nicolas Parc a bien réussi le changement de matière de ce personnage. Le passage de l’argile à la cire est réalisé par Clément Scavino. La naissance en bronze est accompagnée par Claude Marty (enrobage et décrottage). Le travail de ciselage réalisé par Stéphane Aubry est impeccable. Clarisse Fabre, qui s’occupe de la patine, est toujours à l’écoute. Très douée pour les nuances de couleurs. Maintenant nous devons nous occuper du socle en granite du Sidobre. L’inauguration est prévue pour l’année prochaine, en avril.

Le sentiment de bonheur est fort. On est sur la ligne finale d’une longue compétition. Au début il y avait plusieurs sculpteurs en lice. Il a fallu vivre des mois d’incertitude avant d’être sélectionnés. Les recherches, les idées, les propositions de la poétesse m’ont donné la base pour mieux saisir la personnalité de cet homme de sciences.

Maintenant il est là, prêt à voyager vers son emplacement définitif. Il verra passer les années devant un paysage changeant, le parc de l’université dont il a été le recteur. La neige, la pluie, le vent, les feuilles mortes qui s’intègrent à la terre pour nourrir de nouvelles feuilles, le soleil… Il sera là, toujours droit, avec un petit sourire aux lèvres. Monument pour la Belgique - Lartigue 1

Étape « cire » à la Fonderie de Bronze Lauragaise

Étape importante : la sculpture, dont le « master » n’existe plus, est « imprimée » en cire. Le moule fait son métier de moule : il redonne existence à une forme dont il est le seul dépositaire. Il possède l’information précise de l’oeuvre, en négatif.

La sculpture a changé de nature. Le matériau, produit par les abeilles, est léger, mince, d’une dureté cassante. Mais c’est la même forme. Toute la lutte contre, et avec, l’argile, toutes les traces laissées par les outils, par les doigts du sculpteur, par la force de pesanteur et par les mouvements propres à la terre, sont inscrits dans ce nouveau matériau. Le travail réalisé à la fonderie est comme d’habitude d’une haute qualité. Le respect envers l’expression des artistes est total. 

Plus tard ce sera le bronze qui « parlera » de tout cela. Il racontera l’histoire entière de ce buste, de la naissance des premiers volumes en terre humide et malléable, aux finitions réalisées sur une argile sèche et dure. On verra dans les yeux de cet homme, recteur d’une université de Belgique et grand vulgarisateur scientifique, son honnêteté, sa volonté, son humanisme. Le bronze reflétera l’âme de ce personnage. 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑