Il est cinq heures…

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« …Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C’est l’heure où je vais me coucher

Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n’ai pas sommeil »

Jacques Dutronc

Muret se lève aussi.

Je n’ai pas sommeil.

J’aime bien cette chanson de Dutronc. On imagine tout un monde qui vit quand nous dormons. A Muret c’est moins agité, mais tout se met en mouvement aussi. La machine se réveille. Les écrans s’allument. Je dois dormir un peu. Dans deux heures je dois préparer l’atelier pour une longue journée de partage.

Je vous laisse une image de la « Walking woman au portable », sculpture que j’ai réalisée il y a plus d’un an. Cette sculpture a bien évolué : elle s’est fissurée de partout, ça me plaît.

Les nuages s’en vont toujours

Parfois quelqu’un qui passe à l’atelier peut apporter un message d’encouragement sincère, souvent de façon involontaire. On peut se trouver dans un moment de stress par rapport à la difficulté de trouver un chemin artistique plus précis, ou plus accessible, et un sourire ou une phrase, ou tout simplement le lueur d’un regard devant une sculpture  change la couleur du jour. Le ciel gris et lourd s’éloigne et tout se remet en marche.

Les artistes, même s’ils essayent de ne pas dépendre de l’avis du public, ont besoin parfois de trouver un reflet de leur intention (peu importe comment on appelle ce qu’ils cherchent à mettre dans leur travail), de trouver donc un reflet de leur intention dans la réaction des personnes qui regardent leurs oeuvres.

Ce matin c’était le cas. J’ai montré à une personne que j’apprécie le buste de l’Abbé Pierre. Le regard inerte de la sculpture a croisé celui de mon invité pendant une microseconde, comme s’il prenait vie.  On a discuté de ce blog et d’autres activités récentes dans l’atelier.

L’automne m’a semblé tout à coup une saison idéale pour créer.

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