Vidéo No 3 : Simone Veil

 

Simone Veil est aujourd’hui le symbole d’un changement très profond de la société vers l’égalité. Je lui rends hommage au travers de ce buste qui laisse deviner sa force, son courage et son intelligence, en plus de sa beauté naturelle. «Je crois, toujours, que cela sert à quelque chose de se battre. Et quoi qu’on dise, l’humanité, aujourd’hui, est plus supportable qu’hier.»

Série de vidéos : bustes de personnages connus. Numéro 2.

On connaît tous l’image d’André Malraux avec sa cigarette au coin de la bouche. Il était jeune et déjà, une expression d’une grande gravité marquait son visage.

Il y a déjà quelques mois, je l’ai traduite en trois dimensions. Ce buste de taille naturelle sera exposé à Paris lors du Salon des Maires et des Collectivités locales du 21 au 23 novembre, 2017.

Inspiré d’un reliquaire

Une amie m’a montré la photo d’un reliquaire dans un livre ancien sur l’art. Un visage d’une jeune femme avec une expression à la fois innocente et d’une beauté extrême attire l’attention surtout à cause de ses yeux mi-clos avec les sourcils levés accentuant la finesse du nez pointu. On devine une douleur et une envie de montrer la pureté de son âme. Pourtant les lèvres laissent dévoiler un aspect légèrement espiègle, ce qui donne au visage une touche de sensualité. J’ai réalisé le buste en m’inspirant de cette image.

J’ai parlé de Sainte Fortunade dans l’article : Du temps liquide, du brouillard et d’une sainte (cliquez ici).

Dessin sur écran

Ce dessin n’existe pas. Ceci n’est pas un dessin, comme dirait l’autre. Il n’existe pas sur un support classique. L’écran le fait vivre, mais si l’ordinateur est éteint, le dessin est invisible.

L’objet résultant est une accumulation d’étapes d’un dessin. Le passage du temps est dévoilé. Le dessin traditionnel permettait d’avoir un aperçu des traces de l’artiste. Sur cet objet virtuel, une vidéo, on a accès à la feuille blanche, aux premières traces, aux effacements ou corrections, aux changements d’intention de l’artiste. L’historique est là.

Je me souviens des dessins sur vitre de Picasso, filmés par une caméra fixe derrière la vitre. On ne voyait pas la main du peintre. Sur l’écran les traits semblaient se faire automatiquement. C’était pour moi de la magie pure ; ça me rappelait les pianos mécaniques dont les touches bougeaient comme si les doigts d’un fantôme les poussaient.

La vitre de Picasso restait un objet peint, un objet réel. Ce dessin n’a pas de matière. Il attend une imprimante pour exister.

Cela renvoie automatiquement à la question qu’on s’est posée aujourd’hui pendant le repas : un dessin virtuel peut-il être considéré comme une oeuvre d’art ou pas ?

On commence à s’habituer aux images virtuelles. Les photos sont souvent exclusivement virtuelles. Il y a quelques années on aimait les imprimer tout de suite, mais à force d’en accumuler dans les disques durs, on les imprime de moins en moins, tellement elles sont nombreuses. Actuellement, on les considère comme de « vraies » photos, ce qui n’arrivait pas au début, quand les appareils photo numériques semblaient un gadget. On pensait que la qualité numérique n’allait jamais égaler l’argentique.

On a oublié cela. Très rapidement les appareils argentiques ont presque disparu du marché. Aujourd’hui on prend une photo et on croit qu’elle existe de la même façon que la photo argentique existait dans la boîte noire de la pellicule. Mais celle-ci était matériellement gravée par une réaction photosensible sur la pellicule. Les appareils numériques n’ont pas de support gravé par la lumière. Le capteur transforme l’image en information binaire. Cette information n’est pas visible. Sans électricité, la photo n’existe pas.

Peut-être les dessins suivront-ils ce processus. On finira par croire qu’ils « existent » même en format électronique. Les imprimantes auront une telle qualité qu’il y aura peu de différence entre un dessin au fusain et un dessin imprimé.

En tout cas, je me suis bien amusé à dessiner sur l’Ipad pro de ma fille. J’ai fait une ébauche du visage de ma soeur :

 

 

 

Sculpture monumentale

Sculpture de 250cm de hauteur. Un visage immense de Fragulphe, le héros fondateur de Saint Frajou. Cinq jours de travail face à une vue magnifique. Un jour, pendant une pause, j’ai photographié ces vaches. J’aime l’effet d’une vache sur l’autre. Photo à montrer dans une exposition future.

Pour regarder la vidéo :

sculpture monumentale à Saint Frajou

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