Vernissage de l’Envol des Pionniers (Aéropostale)

Aujourd’hui c’est le vernissage de l’Envol des Pionniers de l’Aéropostale, un moment que nous attendons depuis deux ans. Les bustes sont installés. Le regard de ces hommes qui ont risqué leur vie pour faire voyager les mots se pose sur les murs refaits à neuf de leur ancien aérodrome, celui où ils ont commencé l’une des plus grandes aventures humaines : voler.

Ils attendent le public. Aujourd’hui leurs descendants seront présents. Il y aura les associations qui s’occupent de garder leur mémoire vivante, les élus de Toulouse et d’Occitanie, la presse… beaucoup de monde, sauf le public en général. Le public viendra après. Mais les bustes ne seront plus exposés. D’où notre silence : nous n’avons pas lancé d’invitation générale, car nous savions que les bustes seraient enlevés lors de l’ouverture au public. La raison invoquée par les organisateurs : la sécurité des œuvres. Je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui se passerait si tous les musées de France suivaient ce raisonnement : personne n’aurait le droit d’admirer aucune œuvre d’art. Le public a le droit, au contraire, de s’approcher des sculptures et des tableaux, dont la valeur peut atteindre des centaines de milliers d’euros. Et cela, sans barrières ni protections d’aucune sorte. Oui, le danger d’un accident ou d’un vol existe, mais il est relativement insignifiant. La preuve en est que nos musées comptent des millions de visiteurs par an et que les incidents sont très peu nombreux. 

Bref, notre exposition de bustes n’est pas ouverte au public. C’est ce qui explique notre faible « publicité »  autour de cet événement. Nous avons réussi à exposer onze bustes de ces héros qui ont changé l’Histoire : Latécoère, Massimi, Daurat, Deley, Vanier, Vachet, Rozès, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry, Bouilloux-Lafont. L’année prochaine ils seront installés de façon définitive dans une partie du musée encore en construction. Nous espérons qu’ils seront alors accessibles pour tous. 

Nous sommes fiers d’avoir eu l’occasion de contribuer à préserver leur mémoire en donnant un visage, ou plutôt, des visages, à cette aventure technologique, sociale, littéraire, philosophique, politique, magique… 

Claude Nougaro trouve un foyer

En 2013 j’ai réalisé le buste de Claude Nougaro avec l’idée de représenter un personnage central de la vie culturelle de Toulouse. Cinq ans plus tard, nous avons été invités par Gladys Cazalot à la soirée de gala organisée par les Amis artistes de l’Oncopole, association qui récolte des fonds pour les familles des personnes malades de cancer et pour les soins de bien-être pour les malades (pour lire l’article sur l’exposition organisée par cette association, cliquez ici). Une vente aux enchères des œuvres reçues en donation allait avoir lieu. Le buste de Claude Nougaro en faisait partie.

Nous ne savions pas que les spectacle principaux de la soirée étaient un groupe de jazz, le Toubib Jazz Band, et une imitation de Nougaro par le chanteur du groupe Nous c’est Nougaro, Eric Alias, artiste multifacette, qui a eu la gentillesse de diriger l’attention du public vers le buste. Il a chanté Toulouse spécialement pour insuffler un peu d’énergie à la vente aux enchères. Il a réussi à réveiller le public, qui entre deux mets délicieux commençait à perdre allure (nous inclus).

La tension est toujours intense. Pour les artistes présents, c’est toujours angoissant, car leur but n’est pas de s’enrichir (la totalité de la vente est pour l’association), mais de contribuer à la cause, même de façon modeste. L’artiste aimerait en général voir son œuvre s’élever à des enchères mirobolantes, mais se contente d’une participation symbolique. Quand il n’y a pas d’acquéreur, c’est frustrant.

Heureusement pour le buste de Nougaro, les enchères sont montées plusieurs fois, ce qui nous a réjouis pour l’association. Nous remercions Eric Alias pour sa participation spontanée dans la présentation de l’œuvre, de même que Jean Luc Negro, artiste visuel qui a fait donation d’une sculpture en acier de Jacques Brel (les deux sculptures offertes à l’association célébraient des chanteurs sans qu’il y ait eu concertation). Jean Luc a aussi attiré l’attention du public sur mon travail, attitude généreuse entre artistes (plutôt rare).

Et bien sûr, merci à l’acheteur, qui en donnant un nouveau foyer à ce buste a aidé l’association, dont la présidente, Yanne Rebeschini, fait un travail important depuis trois ans.

 

claude nougaro - buste par Lartigue

Démonstration avec modèle vivant à l’exposition des Amis artistes de l’Oncopole

Un bras levé, la main posée sur la tête, dans un mouvement féminin d’ouverture et de confiance. L’autre bras croisé sur la poitrine, la main cache le sein. Pudeur délicate. C’est la pose que j’ai choisie pour la démonstration de sculpture à l’exposition des Amis artistes de l’Oncopole au Crédit Municipal (Toulouse). Cette association fait un travail admirable pour récolter des fonds pour les familles des personnes malades de cancer et pour les soins de bien-être pour les malades.

Je profite pour remercier le modèle, Vanessa, qui a voulu encourager cette cause.

Articles sur la Dépêche (cliquez ici)

 

Jeu de miroirs et de mémoires (médaillon de Simone Veil)

(Pour lire l’article publié sur le Dauphiné Libéré, cliquez ici)

« J’espère que nous ne croiserons pas de policiers ; on risque une amende », me dit la Poétesse inquiète, car la veille on a acheté une vieille Peugeot et on n’a pas la preuve de l’assurance. Après plus de cinq heures de route, la voiture pleine de pierres de la carrière de Tavel où nous nous sommes arrêtés, nous arrivons près de Sisteron. « Vous êtes arrivés à votre destination finale« , nous dit la voix féminine du GPS, avec son ton toujours aimable mais expéditif. Nous nous retrouvons avec notre chienne et nos 300 kg de pierres au milieu d’un champ plein de moutons. Nous nous dirigeons vers une ferme où un paysan est en train de nourrir ses bêtes. Il s’approche méfiant. Un gros chien de berger court vers la voiture. Quand j’ouvre la vitre, Isis se met à aboyer furieuse. La Poétesse essaye d’écouter le directeur de cabinet au téléphone, qui lui donne les instructions pour arriver. Je serre le collier de la chienne pour la faire taire, mais elle se met à hurler. Le fermier s’éloigne encore plus méfiant devant la scène chaotique. La Poétesse raccroche sans avoir entendu les instructions pour arriver à l’inauguration. Je mets marche arrière et on part vers la ville. Il nous reste quelques minutes. On voit de loin une quantité importante de policiers. Sensibles aux charmes de notre chienne fatiguée, des femmes policiers nous permettent de nous garer en zone interdite dans le parking déjà plein. Nous partons tranquilles, la voiture est surveillée par la police, ce qui empêchera qu’on nous colle une amende. Nous arrivons une minute avant que Christophe Castaner coupe le ruban.

médaillon Simone Veil - Lartigue

Simone Veil a vécu l’Holocauste, elle a vu des scènes que nous ne pouvons pas imaginer aujourd’hui. Ses beaux yeux sont restés pour toujours imprégnés de l’horreur, imbibés d’ombre, tout en gardant l’étincelle qu’ont ceux qui contemplent le présent et qui fabriquent le futur, sans jamais perdre l’espoir.

Elle a été souvent photographiée, pas seulement à cause de la place importante qu’elle méritait dans notre société, ni à cause de sa beauté, mais plutôt par sa présence, son allure d’une immense dignité. Elle a su échapper au statut de victime. Les photographes ont cherché à attraper la profondeur de son regard. Je réalise son buste à partir de leurs clichés. Nous l’exposons au Salon des maires. Le maire de Sisteron, qui l’a connue, retrouve peut-être dans le buste le regard qui l’a marqué. Il nous commande un médaillon pour la future école Simone Veil. Elle observera des générations arriver et partir. Les enfants se rappelleront le regard intense et le petit sourire critique mais bienveillant de cette femme qui « a fait l’Histoire », comme l’a bien signalé Christophe Castaner dans son discours hier : « Il y a des gens qui marquent l’Histoire… il y a aussi des gens qui font l’Histoire. Simone Veil faisait partie de ceux qui font l’Histoire… »

Les enfants interprètent une chanson d’Anne Sylvestre adaptée pour Simone Veil. Ils connaissent par coeur les citations qu’ils doivent intégrer à la chanson. Le résultat est touchant. Sans tomber dans le pathos, j’essaie d’imaginer le visage ému de Mme Veil devant ce groupe d’enfants. Je vois ses yeux légèrement humides, sans qu’elle perde son éternel sourire.

Le maire Daniel Spagnou nous a donné carte blanche pour réaliser l’œuvre. Pour nous, la condition idéale pour créer est celle de la confiance. Nous remercions Monsieur le maire de Sisteron de nous avoir permis d’honorer cette femme en imprégnant l’argile de sa beauté et de sa force : Simone Veil a donné une nouvelle direction à l’Histoire de France.

Photos @JulietteMarne

CLIQUEZ SUR LA VIDEO :

 

Pour voir le buste que j’ai réalisé de Simone Veil, cliquez ici Simone Veil par Lartigue

 

Soirée-débat sur l’affaire Dreyfus

Nous présenterons, la poétesse et moi (surtout la poétesse), un projet de réalisation d’un monument à Emile Zola et Alfred Dreyfus.
Ce sera l’occasion de revenir, en mots et en images, sur cette Affaire Dreyfus qui changea le cours de l’Histoire, et vit l’apparition du mot « intellectuel ».
De la sculpture à la littérature, de la matière aux idées, il n’y a qu’un pas.
Un immense merci à Francis de Nistos et Martine Castéran pour leur amitié et leur soutien à ce projet.

affaire dreyfus - zola bustes par Gérard Lartigue

Pour voir l’ébauche du buste : cliquez ici. 

Démonstration au Salon des Maires, Paris 2017

Début d’un visage. Les maires et les adjoints qui passent devant le stand s’arrêtent, surpris de voir un sculpteur en train de réaliser un buste. On est les seuls artistes de tout le salon. Pourtant la France est peuplée de sculptures et les élus ont toujours donné un espace important à l’art. Cette démonstration et les mots de la poétesse ont aidé à ouvrir un chemin à notre proposition, remettre l’art au coeur de nos espaces publics. Nous remercions l’invitation de Monsieur et Madame Dechaumont sur leur stand.

 

démo sculpture salon des maires

Expo salon des maires invités par fonderies Dechaumont

Le temps plié : Salon des Maires à Paris

Le temps n’est pas linéaire : il est plié. Ce qui implique des ponts entre le passé, le futur et le présent. L’art est un moyen de voyager en traversant ces ponts.

Nous sommes à Paris pour faire la promotion de notre travail autour du patrimoine. Mardi, mercredi et jeudi, nous serons au Salon des Maires.

Galerie virtuelle : KAZoART

J’expose des sculptures, surtout de petit format, à la galerie en ligne KAZoART. Ils m’ont invité à participer à leur projet, qui est de rendre l’art plus accessible au public.  « La sélection est rigoureuse. Il faut une cohérence dans les travaux, qui doivent être des pièces originales, uniques ou tirées à peu d’exemplaires. », dit Mathilde Le Roy, fondatrice de la galerie.

Je mettrai souvent de nouvelles oeuvres. Vous pouvez cliquer le bouton +suivre sur leur site pour être au courant de mon travail : KAZoART

Vente d oeuvre Lartigue

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