Monument à Mons (Belgique) en l’honneur de Jacques Franeau

Invitation Jacques Franeau A5 projet A V4-1 Sculpteur Lartigue

Deux ans après notre premier contact avec Gaspard Franeau, le petit-fils de Jacques Franeau, homme de sciences, l’inauguration du monument en son honneur aura lieu à Mons, Belgique.

Nous partons bientôt pour une nouvelle aventure. Nos bagages : 750 kilos de granite du Sidobre (pour un socle spécial) et quelques dizaines de kilos de bronze pour le buste, coulé par la Fonderie de Bronze Lauragaise.

Ce projet a permis la naissance d’une amitié avec Gaspard Franeau et la découverte de l’univers scientifique de son grand-père, qui donnait une importance immense à la divulgation de son savoir.

Ce qui constitue la base d’une œuvre de cette envergure est la représentation de la personnalité de l’homme, que l’on perçoit chargée d’un poids historique. On devine dans son regard la conscience du caractère intemporel de l’image qu’il renvoie. C’est cela que le sculpteur doit imprimer dans la matière.

Rendez-vous dans moins de deux semaines pour les photos de l’œuvre et de l’inauguration.

« La science n’est en soi ni un bien ni un mal et n’a de sens que parce qu’elle est la source de connaissances objectives à la disposition des hommes.
C’est à eux de s’en servir pour le bien de tous. »
Jacques Franeau 

Méfiance (vidéo)

Tailler la pierre implique toujours un risque élevé : la moindre erreur de coup de ciseau peut ruiner l’œuvre.

Pour regarder la VIDEO, cliquez ici.  

La forme légèrement évasée de l’oeuvre rappelle un chapiteau. Elle pourrait donc être placée en haut d’une colonne (ou dans une niche…). La pierre de Tavel est l’une des plus belles de France. Elle est appréciée dans le monde entier. De sa main gauche une jeune femme s’arrache à la pierre. Son regard restera immortalisé, avec une expression de méfiance, de scepticisme, consciente de sa beauté.

sculpture visage pierre tavel - Lartigue.png

Encore un corps libéré

Plus de 400 millions d’années, nous dit le site de la carrière de pierre de Tavel, c’est l’âge de ce marbre si beau. Un corps de femme se libère. Elle sort de la pierre où elle était emprisonnée. Elle a dû attendre tout ce temps pour qu’un jour un sculpteur enlève les couches de pierre qui la recouvraient.

J’ai déjà parlé de cette idée de la forme qui se trouve à l’intérieur d’une pierre, idée exprimée par Michel Ange, parmi d’autres, qui ont eu la même sensation : on enlève petit à petit des morceaux à la meuleuse, d’abord, puis au marteau piqueur et aux ciseaux à la fin, et tout à coup, on ressent une sensation d’arriver à la surface « réelle » d’une forme qui se trouve à l’intérieur. Je parle souvent de cet instant parce qu’il est très frappant (c’est le cas de le dire) : on a le sentiment précis de ne plus pouvoir frapper sans blesser le corps qui se trouve là. Il faut le dégager en faisant très attention de ne plus dépasser le niveau de sa peau.

Quand j’avais lu des phrases similaires sur ce moment-là, j’avais cru qu’il s’agissait d’une métaphore pour donner une aura de magie à l’activité du sculpteur, la sensation existe bel et bien. Il ne s’agit pas d’une simple image cérébrale ; il y a vraiment une création antérieure à l’intérieur de la matière. Antérieure parce que notre esprit la fabrique avant nos mains. Nos mains libèrent ce que l’esprit à déjà créé. C’est peut-être de là que cette sensation d’un être caché dans la pierre est née.

Pour voir une petite vidéo de la sculpture, cliquez ici.

 

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