Du mouvement des bras à la précision des doigts

Pour réaliser une sculpture de plus d’un mètre de hauteur, on doit constamment s’éloigner pour garder une vision de l’ensemble qui permette une cohérence entre les divers éléments. Il faut travailler avec la force des bras, en exécutant des mouvements vastes, en laissant jouer la magie du hasard. On fait des kilomètres dans les va-et-vient entre la sculpture et les murs de l’atelier.

Hier j’ai travaillé sur un bas-relief de moins de 7 cm. J’ai dû le faire assis, immobile, concentré et bien relaxé. Chaque geste sous la loupe devait déposer moins d’un gramme de matière sur l’œuvre. Les lignes devaient être tracées sans le moindre tremblement. La lumière circulaire de la loupe, que j’ai reçue hier par la poste (merci Joëlle et Gérard !) me permettait d’observer chaque ombre et chaque zone de lumière créées sur ce petit médaillon en argile. L’erreur coûte cher dans la réalisation d’une pièce de cette taille : un faux mouvement peut effacer des heures de travail.

Passer d’une dimension à l’autre nous rappelle que la matière est juste une manifestation de notre volonté profonde. Peu importe si nous sommes bien adroits de nos mains ou pas, ce qui compte est le dressage de cette volonté mené au fil de nos jours sur Terre. 

bas-relief à la loupe - Lartigue

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