La poésie représente le coeur de l’existence. Cela ne veut pas dire qu’on devrait tous lire de la poésie pour exister, de même qu’on ne doit pas tous les jours compter les battements de notre coeur pour qu’il continue à battre. Mais il doit battre… La poésie doit pomper dans nos veines une harmonie indispensable à l’existence. Les poètes s’en occupent. Nous ne devons rien faire, sinon laisser les poètes faire ce qu’ils doivent faire : poéter (nouveau verbe).  Si on les laisse, donc, écrire, ils vont se charger de nourrir l’existence. Le monde sera plus beau sans que nous sachions pourquoi. Ils ne le savent pas, eux non plus, mais la beauté de la vie dépend d’eux.

Bref, si ce samedi vous souhaitez voir à quoi ça ressemble un poète, je vous conseille d’aller dire bonjour à la poétesse qui inspire mes oeuvres, Juliette Marne.

Sur la photo il y a le tableau qui a servi de couverture pour son livre de nouvelles La Tâche bleue et le buste que j’ai réalisé d’elle, photo prise lors de l’exposition organisée à Toulouse par la maison d’édition Auzas.

 

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Samedi 10 décembre, la Médiathèque François Mitterrand de Muret accueille 10 auteurs du Muretain

Juliette Marne

Observatrice des mouvements de la conscience humaine qui touchent le centre de notre vie moderne, Juliette Marne se base sur le langage comme un moyen pour proposer une cohérence différente à notre existence. Les mots, les symboles, les images et les sons se mêlent sur le papier. Sa plume est incisive et claire.

Elle vit à Muret avec son compagnon, le sculpteur Gérard Lartigue. Dans leur atelier, ils explorent ensemble et solitairement les chemins de l’art.

La Tâche bleue est son premier recueil de nouvelles.

«Dix histoires où le fantastique parfois s’invite discrètement, comme dans Le Passage où une apparition réveille le souvenir d’un deuil difficile. La tonalité d’ensemble est cependant réaliste, presque “noire” avec le règlement de compte d’une employée désabusée (À la droguerie), sociale quand les origines des élèves ou les différences entraînent des suspicions diverses, parfois cruelles. Le style est sans fioritures, la narration nerveuse, les paysages intérieurs intelligemment suggérés.» (Michel Baglin, Texture, 1er trim. 2015)

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Petite République