Capter le présent, capter un instant qui disparaîtra forcément, comme tous les instants que les horloges piétinent, surtout ceux qui traînent. La papier enregistre le mouvement de la main en capturant (et captant) les particules noires du fusain qui s’use lentement par friction. Les secondes semblent ralentir. Le monde extérieur s’estompe. Un chien aboie au loin, comme s’il n’existait pas vraiment.

Je me remets à l’argile. Les yeux ont vu les détails que les mains ont laissé échapper. C’est un travail d’équipe. Les mains comprennent la matière et les yeux, la lumière.

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