Giacometti ou la matière torturée

Dans cet hommage à Alberto Giacometti, j’ai essayé de garder le même esprit avec lequel il travaillait ses oeuvres : il s’acharnait sur la matière en l’utilisant comme une substance qui enregistre chaque mouvement de l’artiste. J’ai déjà parlé de cette capacité de l’argile à tout enregistrer, et du danger de lisser ce qui avait témoigné d’un instant important. Chez Giacometti ce sujet est central. Il garde chaque rajout de matière, chaque fente laissée par un couteau, chaque mouvement de l’argile humide qui dégouline ou qui s’aplatit par son propre poids. J’ai voulu montrer aussi la force de son visage pourvu d’une structure lourde et solide. Son regard distant mais intense. Sa bouche sérieuse, entourée de rides qui dénotent une tendance à sourire avec malice.

Buste en bronze. Hauteur : 63 cm

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